Douleurs et déformations du corps: l’importance de prendre conscience de sa posture au quotidien

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La posture: des êtres humains déformés et en souffrance

L’autre jour j’étais à la pharmacie, et devant moi une femme, qui paraissait avoir du mal à se tenir debout, était en train d’acheter des gels anti inflammatoires. Je l’entendais expliquer au pharmacien qu’elle en avait besoin très vite car elle souffrait vraiment du dos et de la nuque depuis un moment, que « ça ne passait pas et qu’elle ne savait plus quoi faire »! Cette femme, qui devait avoir eu « jadis » de l’allure, paraissait totalement diminuée simplement par sa manière de se tenir.

J’aurais aimé pouvoir lui expliquer comment sa posture, totalement déformée, était à l’origine de sa souffrance, mais n’étant pas dans un sitcom TV à la Friends où tout est permis, il me paraissait assez compliqué de dégainer mon portable et de me mettre à la mitrailler devant tout le monde. 

Dans un monde où tout serait possible, j’aurais voulu m’avancer et lui dire « Excusez moi, serait-il possible que je vous prenne en photo tellement vous êtes tordue? C’est juste pour vous expliquer»!

Mais bien loin de moi l’idée de me prendre un pain dans la tronche au beau milieu de la pharmacie de mon quartier!

Posture et esthétisme: bonjour « cou de vautour » et ventre relâché

En fait la posture de cette dame ressemblait à cela. 

Elle était hyper cambrée, avait le ventre relâché, et son cou, tout comme son ventre partait lui aussi vers l’avant. Elle avait ce que l’on appelle chez BODY REBOOT, un cou de vautour. On vous explique ce qu’est un cou de vautour en détail et comment le corriger en cliquant ici.

Un élève qui au travers d’une rééducation posturale a travaillé sur sa posture et sur son « cou de vautour »

Et le cas de cette femme est loin d’être isolé. Cette posture de relâchement nous la voyons très très souvent dans notre travail, dans la rue, dans le métro etc…C’est une déformation posturale assez répandue chez la plupart des gens, surtout lorsqu’ils avancent en âge.

Le non travail ou la non activation des muscles entraine leur relâchement, qui, accentué par la gravité, par la sédentarité, amène notre squelette à se tasser et se déformer un peu plus avec le temps.

 

Et si nous ne travaillons par notre corps et plus particulièrement la force et la souplesse de nos muscles, nous nous acheminons lentement vers le chemin de la « rigidification» musculaire et du tassement articulaire, ce qui a pour conséquence directe la déformation de notre posture.

Posture et douleurs

Au delà de l’aspect esthétique, le problème le plus important et handicapant de la mauvaise posture est la douleur. 

Car même si avoir une mauvaise posture peut ne pas forcément faire souffrir au début, petit à petit et sur des années, celle-ci va engendrer un déséquilibre musculaire du corps, amenant celui-ci à compenser. Ce sont ces compensations qui vont amener certains muscles à travailler deux fois plus à la place d’autres muscles qui deviendront alors inactifs. 

Les muscles surcontractés en permanence auront alors plus de chances d’être sujets à des blocages circulatoires (sang, lymphe), entraînant à leur tour des contractures musculaires ou « trigger points » à l’origine de douleurs.

Ces phénomènes de déséquilibres musculaires, nous les subissons tous à différents niveaux (car l’équilibre parfait du corps n’existe chez personne) mais ils sont accentués par le manque d’activité physique et la sédentarité de nos vies actuelles.

Agir maintenant en commençant à prendre conscience de sa posture au quotidien

Cela signifie sortir de cette « passivité » dans laquelle nous nous engluons trop souvent pour appuyer sur le bouton « on ». Cela implique être prêt à une certaine introspection de soi, de son corps, de ses ressentis et la volonté de vouloir être désormais partie prenante de sa propre santé et rééducation de son corps.

Car il nous faut admettre que nous vivons dans un monde où nous choisissons la plupart du temps de nous laisser « porter »:

=> nous mettons des ceintures posturales censées nous redresser plutôt que d’apprendre à nous redresser pour de vrai en activant les seuls et vrais muscles qui sont censés le faire

=>nous mettons des ceintures lombaires lorsque nous avons « mal aux reins » comme dirait mon grand père  papi Robert 🙂

=>nous allons chez le kiné pour faire une rééducation seulement une fois que nous nous sommes fait mal; séances durant lesquelles d’ailleurs nous faisons des exercices rééducatifs la plupart du temps passifs via des machines fonctionnant à base d’ultrasons.

=> Nous prenons des cachets pour aller mieux une fois que ça ne va plus en préférant acheter des tas de pilules prescrites par la médecine allopathique, plutôt que de s’atteler à faire tout ce qui est en notre pouvoir en amont.

Changer les mentalités et accepter de se prendre en charge en amont

Vouloir passer de l’autre côté de la force signifie ne plus être dans cette passivité constante à attendre que tout vienne de l’extérieur alors que nous pouvons, nous, apprendre à entretenir cette machine formidable qu’est notre corps. Le mode d’emploi de celui-ci n’est certes pas livré avec la cigogne quand nous arrivons dans ce monde, mais nous avons un cerveau qui nous permet de réfléchir et d’apprendre à nous en servir, seul ou avec l’aide de professionnels. 

Sans forcément avoir pour objectif devenir des athlètes de haut niveau, nous devrions prendre rendez-vous avec nous même de manière hebdomadaire (et arborer fièrement des tshirts de type « jpeux pas j’ai stretching », ou « jpeux pas j’ai cardio-muscu ») exactement comme si nous avions un rendez-vous chez le médecin que nous ne pouvons pas annuler.

Si ces activités étaient d’ailleurs enseignées au collège ou au lycée au même titre que le volley ou le badminton, cela permettrait-il peut être de construire de futures adultes en meilleure santé physique, ayant une meilleur conscience du corps.

Je vous invite d’ailleurs à lire mon dernier article sur l’importance de la pratique du stretching, de la muscu ainsi que du cardio

 Nous devrions faire de ces pratiques des activités amusantes  de découverte de nous mêmes en retrouvant un peu notre âme d’enfant et en apprenant à exercer notre corps comme si c’était un jeu. Apprendre à travailler la force et la résistance de celui-ci sans se mettre la pression, à son rythme et travailler sa souplesse en douceur; vous pouvez vous dire que vous essayez d’imiter votre chat (si tant est que vous en ayez un:-)

CONCLUSION

Nous sommes des êtres vivants et non pas des morts vivants.

Nous devons apprendre à prendre soin de notre corps autant que notre esprit, de notre enveloppe autant que notre intellect. Même si celui-ci est souvent relégué au second plan dans le monde actuel où avoir une tête bien remplie prime sur le reste.

Cela passe par l’activité physique et la pleine conscience de notre posture dans ce monde. Car c’est notre corps qui nous soutient au quotidien et qui nous permet de mener à bien nos tâches quotidiennes, d’apprécier les moments que nous vivons à chaque instant. Si notre corps ne va pas et nous fait souffrir, rien ne va. A l’inverse, s’il est en bonne santé il permet à notre esprit de s’ancrer et vivre pleinement le moment présent et ainsi d’exprimer tout notre potentiel.

L’homme, au même titre que les arbres, les plantes etc. est censé s’ériger vers le haut.

D’ailleurs, je clôture cette article en citant le titre du dernier livre de la réflexologue Gwen Libouban « L’homme est un arbre qui marche »

Jessica.

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